vendredi 22 mars 2013

Interwiew de Nathalie Fauquette (Mina Murray)

J'AI EU DU MAL À LA TROUVER ALORS PROFITEZ-EN !

IdolesMag : Peux-tu me présenter le personnage que tu joues dans le spectacle Dracula, Mina?

Nathalie Fauquette : Mina est une jeune femme fiancée à Jonathan Harker. C'est une femme pure et innocente. Elle a une vie bien rangée. Et elle va tomber sous le charme de Dracula. Ils vont avoir une passion charnelle, très sensuelle. Elle ne va pas bien comprendre pourquoi. Mina va donc se retrouver bouleversée entre la passion et la raison. Ce sont deux sentiments distincts. Et en l'occurrence, elle éprouve ces deux sentiments distincts pour deux hommes distincts aussi. C'est un personnage complexe qui va évoluer tout au long de l'histoire. À la fin du spectacle, un choix va devoir se faire, mais pour le connaître, il faudra venir nous voir sur scène! (rires)

C'est un rôle qui te semble difficile à jouer ou un rôle assez proche de toi finalement?

C'est un rôle très intéressant. Je suis en train de le composer et de le chercher. C'est un rôle assez complexe. Mina a une personnalité bien définie mais elle évolue beaucoup. Je dirais que par rapport à moi, et ce qui rapproche Mina de ma personnalité, c'est son côté bien élevé, bien éduqué. Une fille un peu rangée. Je ne suis pas non plus quelqu'un d'éparpillé, j'aime que les choses soient bien réglées et aller à fond dans ce que je fais. Je pense que le personnage sera intéressant à jouer, parce que je vais découvrir d'autres sentiments, d'autres manières de jouer le rôle, que celles qu'on a notamment déjà vues dans le film de Coppola, entre autres. Il va falloir que je compose mon personnage moi-même... 

Tu étais acrobate sur « Cléopâtre », qu'est-ce qui t'a donné envie de passer le casting pour « Dracula »?

Avec la comédie musicale « Cléopâtre », je débutais ma carrière scénique. J'ai découvert le plaisir d'être sur scène. Et maintenant, j'ai réellement besoin de la scène. Il me faut ma dose! (rires) La scène est devenu quelque chose d'essentiel pour moi. Du coup, à la fin de « Cléopâtre », je me suis rendue compte que sans la scène, il allait me manquer quelque chose dans ma vie. Je me suis dit que comme le casting de Dracula commençait, pourquoi pas retenter ma chance dans une comédie musicale? Et pourquoi ne pas viser un peu plus haut et tenter ma chance pour un rôle dansé. Je me suis donc lancée en me disant qu'on verrait bien ce que ça donnerait.

Tu viens du monde du sport, en fait.

Oui, je viens de la gymnastique rythmique.

Il y a ici un côté plus strass et plus paillettes.

Ce ne sont pas les paillettes qui m'attirent. Bien au contraire. Je ne suis pas du tout attirée par ça. C'est vraiment le contact qu'on peut avoir sur scène avec les gens, qui est important pour moi. Arriver à les toucher, à les émouvoir, c'est vraiment ça qui m'intéresse. C'est donner et recevoir de l'émotion qui m'importe. Mais pas du tout le côté strass et paillettes.

C'est le partage qui t'intéresse, en fait.

C'est ça. Un énorme partage et une aventure humaine.

Là, tu vas danser et jouer la comédie, aimerais-tu chanter dans le futur?

Pas du tout! (rires) Je chantonne un peu quand je suis seule dans la nature, mais ça s'arrête là! Je préfère m'exprimer avec mon corps, par la danse.

Avais-tu des idoles quand tu étais ado?

Tu sais, j'ai commencé le sport très très tôt. Donc, je n'avais pas vraiment de place pour les loisirs. Je n'ai pas une idole à proprement parler, mais j'ai beaucoup aimé les boys bands et les girls bands comme Spice Girls et Worlds Apart! (rires) On en parlait beaucoup avec mes amies. Mais de là à parler d'idoles et mettre des posters dans ma chambre, non. Je n'en ai pas vraiment eu. Bien entendu, il y a des artistes qui m'ont beaucoup marquée, comme Michael Jackson.

Tu n'étais jamais montée sur scène avant « Cléopâtre »?

Non. J'ai fait pendant des années de la gymnastique rythmique, dont 7 ans en équipe de France. Ça m'a demandé un gros investissement, parce que bien sûr, j'allais à l'école en parallèle. C'était une vie assez particulière. À la fin de ma carrière, j'ai eu la chance de rencontrer Kamel Ouali qui m'a donné ma chance. Et là, c'est un peu comme une reconversion. Une nouvelle carrière. Ce qui m'intéressait dans la gymnastique rythmique, c'était essentiellement le côté artistique. Donc, sur scène, c'est vraiment le bonheur.

À ton avis, qu'est-ce qui rend les vampires aussi séduisants?

Bonne question! Les vampires ont un côté charnel et ils sont en même temps intouchables. Quand on est attiré par un vampire parce qu'il est très beau, on prend le risque de se faire mordre. Il y a aussi une idée de mort. Ce n'est pas forcément une bonne chose. Ce qui les rend aussi séduisants, je pense que c'est ce côté attrayant et interdit à la fois. 


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